
Ce sujet est abordé suite à une réactivité émotionnelle et se distingue de l'analyse objective ou naïve. Un animateur d'émission télévisée revendiquait une nature homosexuelle sans honte, assumait ce choix de vie avec grâce et glissait de temps en temps dans la provocation démonstrative auréolée de tendresse. Il disait : " — Je voudrais être père ".
L’homosexualité représente un thème actuel et important de notre époque, et cette orientation sexuelle révèle la liberté qui autorise chaque individu à disposer de son corps selon ses propres convenances. La nature de cette union infère un effet de surcroît, qui excite le désir de la paternité, soutenu par la volonté légitime de se présenter dans le monde civil et de concilier ce regroupement atypique à une normalité relative. Nous recommandant en premier lieu que l’examen qui étudie les conséquences pour l’enfant soumis à cette enfance particulière n’ait pas pour objet de se retrancher dans un jugement subjectif par des propos homophobes, et d’accorder le droit à chaque individu de vivre selon ses désirs, en respectant cette altérité. Une question pourrait être posée à tout homme et en particulier à Tom — condamné à une enfance malheureuse, subissant le joug d'un père alcoolique et d'une mère hystérique, qui formalisera un destin solitaire — : « — est‑ ce que vous voudriez être père ? ». Tom répondrait : « — j’ai acquis une expérience, et je pense apporter tous les conseils utiles à un enfant, et l’instruire d’une éducation qui le formera pour le prévenir de tous les risques qu’il devra affronter quand il deviendra adulte. Mais c’est satisfaire à mon ego et à mon envie personnelle. Est-ce que je pourrai vraiment rendre l’enfant heureux ? Aurais-je les qualités nécessaires qu'impose cette responsabilité familiale ? L'équilibre mental, l'énergie et l'altruisme semblent indispensables pour répondre positivement à ce défi de la nature et satisfaire le devoir de garantir le bien-être et la sécurité de l'enfant. Est-ce que je pourrai transmettre cet amour que je n’ai jamais connu, et dans ce sens, je devrais m’astreindre ? » L’homosexualité et la paternité se rejoignent quand l’un des membres du couple ou les deux d’ailleurs expriment ce désir ; on doit penser à l’enfant, car rien ne peut se substituer à la relation de l’enfant qu’il entretient avec une mère, qui se différencie du rapport qu’il entretient avec son père, qui conditionne un lien hiérarchique proéminent. La mère peut assurer la conservation de l’enfant si elle est retirée sur une île déserte, et lui donner le lait afin qu’il survive.
« Il semble bien établi que les petits enfants et les jeunes animaux tètent tout ce qui leur vient à la bouche, et qu'il faut leur apprendre à téter au bon endroit. »
Lord Raglan, Le tabou de l'inceste, Payot, 1935, p. 29
La paternité porte une lourde responsabilité d’être père, et l’imagination féconde l’éventualité de faire subir les sarcasmes à l’enfant quand il ira à l’école. Des camarades malicieux le questionneront sur les soins apportés par sa mère, et sur d’autres thèmes plus personnels et dérangeants sur l’alimentation comme les expériences éventuelles d’allaitement dans son enfance. D’autre part, chaque être humain a le devoir de contribuer pour que l’existence de la société, de la civilisation, et de l’humanité durent une éternité, et que si le peuple se consacre à devenir homosexuel dans sa grande majorité, il ne remplit pas cette fonction. La responsabilité individuelle exige que quand on a eu un père, on doive être père, et Tom manque à son devoir sacré envers la patrie, mais personne n’est parfait. La procréation médicale assistée apporte une solution partielle aux questions précédemment posées, mais le sujet est abordé en rapport avec le fil conducteur du livre qui déroule l’enfance et ses conséquences. Cette période de fragilité pour chaque être humain élabore une structure interne qui influencera l’enfant, le reste de sa vie, et mérite une vigilance accrue. L’enfant choyé par une nurse établirait une relation intime, comblerait le besoin de l’attention continue, qui satisferait la nécessité de tisser le lien maternel. Cette affection extérieure utile rendrait l’éducation de l’enfant sans que des heurts sentimentaux surgissent, et permettent la construction d’une structure interne adaptée pour affronter sereinement les peines de sa future existence, et que sa vie d’homme ne ressemble pas à un écheveau complexe et embrouillé par une frustration maladive au souvenir de son enfance imparfaite.
Le mariage entre des êtres de sexes différents se consent dans l'acceptabilité de la finalité : la famille. Le couple formé par des personnes de sexes identiques excité par la volonté d'atteindre un objectif similaire, peut donné sens d'équivoque à la notion de famille et dénaturé l'arbre généalogique handicapé par des branches mortes. La vigilance et la réflexion s'imposent quand l'amour propre détermine et guide ses volontés et ses désirs. L’adoption, c’est priver l’amour du frisson de la chance. Ce beau sport enveloppé de mystère demeure un divertissement passionnant. La liberté oblige au respect des choix de vies de chacun.