Femme grosse

Déception et surprise, les français ne font plus l'amour, 6% de baisse des naissances, un constat alarmant qui ne laisse pas insensible les hautes autorités. Ces dernières ne sont pas touchées par ce fléau en adaptant les plannings à ce qu'il soit aménagé suffisamment de plages pour laisser éclore les passions. Cette régression sociale ne laisse pas indifférent et inquiète les responsables politiques, en effet, les frustrations sexuelles et de consommation facilitent les gouvernances des peuples.

Les raisons à élucider face à ce désarroi général qui énonce la maxime impitoyable : " Pas d'enfants, pas de société " restent vagues. Problème d'une alimentation négligée en terme de qualité (produits survitaminés de synthèse), tendance à l'indifférence, l'individualisme, le désintéressement mutuel, la lassitude des corps body-musclés privilégiant la relation physique et annihilant l'émotion sentimentale, sont des pistes de réflexion.

Une étude sérieusement amorcée revendiquerait la cause de ce mal mais reste à l'état confidentiel par crainte de troubles sociaux, et par la pression exercée du lobby puissant des groupes agroalimentaires grands pourvoyeurs de substances enfermées dans des emballages multicolores - décorés de titres : " 100% sucrés, 100% salés, etc... - pour attirer l'oeil anonyme et innocent afin d'exciter sa gourmandise.

Un économiste de faible renommée avançait une cause responsable de l'inflation galopante actuelle, était que dans le passé " Mammouth " - symbole d'une enseigne d'un hypermarché dans les années 1970 - écrasait les prix et qu'aujourd'hui " Mammouth " pousse les caddys. L'association GDF (les Gros De France) regroupe 30 millions d'adhérents, bénéficie d'une croissance continue, n'a pas apprécié cette provocation minable et blessante, et hésite à poursuivre en justice l'impétrant pour grossophobie. Le scientifique a présenté ses excuses plates et minces et a invoqué que la mort de son chat le pertube à l'excès.

Est-ce que l'amour se transgresse à emprunter la voie numérique, s'abandonne aux réseaux sociaux jusqu'à échouer dans des échanges et des actes purement virtuels ? Cet amour virtuel se dessine t-il à ce que nos jeunes boutonneux s'agglutinent devant la caméra intégrée en haut de l'écran de leurs postes informatiques. Sous l'égide d'une partouze virtuelle, qu'ils s'asticotent la " nouille " avec fureur au point de déclencher le feu dans le corps bouillant d'excitation, et que d'épaisses volutes se volatilisent jusqu'à réveiller l'alarme incendie. Et, qu'à des milliers de kilomètres, les américaines endiablées par l'excitation de l'instant jouissif regroupées et assujetties au dispositif technique visuel identique, portées par des regards extatiques jouent à la " chatouille " corporelle au grand détriment des araignées désorganisées dans une fuite impromptue, motivée par l'inconfort de l'intimité des ces zones devenues humides.

Les conséquences économiques ne sont pas épargnées par l'impact de la baisse des ventes de sex-toys, la fermeture des sex-shops. Le domaine administratif souffre également de la décroissance des pratiques sexuelles. Moins de viols, moins de pédophiles, et ce sont les tribunaux condamnés à s'immobiliser dans une vacance morbide, une police privée de la chasse de ces pervers glissera vers un manque d'exercice physique et engraissera sans retenue. Les conséquences sociales dans le domaine de l'éducation supputent le drame de la régression scolaire, car la diminution du nombre d'enfants oblige à la fermeture des écoles, et recourir à l'artifice de l'immigration incontrôlée n'est pas sans risques et peut s'acheminer vers une crise identitaire. 

Des prévisions sociétales révèlent que la France en 2050 comptera 30% de sa population de plus de 60 ans, agrégé à des naissances en recul, le mal devient si profond qu'il est urgent d'anticiper vis-à-vis de l'émergence d'un chaos inévitable en trouvant des solutions afin d'assurer la pérennité d'une nation qui a de plus en chaud, de plus en plus souvent les pieds dans l'eau, de se désespérer de ces forêts qui s'enflamment, et cette mer qui ne cesse d'avancer et de ronger le territoire. La reconquête du territoire disparu susciterai l'idée aventureuse d'annexer la Belgique et la Suisse. L'avantage pour le français serait d'abandonner la baguette et le fromage, ces aliments traditionnels représentatifs du peuple français, pour déguster de bonnes frites avec une bonne bière. La fructification de son patrimoine personnel en plaçant ses économies dans les banques helvétiques se réaliserait sans risques en évitant les poursuites judiciaires organisées par le fisc français.

Merluchon

Est-ce que la nouvelle gouvernance républicaine qui ressortira des élections présidentielles de 2007 trouvera des solutions aux problèmes soulevés par ces fléaux, on peut en douter ? Quand les politologues envisagent un deuxième tour opposant un gauchiste lié aux ténèbres du passé dont le programme économique est déposé sur un post-it, et propose la suppression de la dette de la France, image un discours populiste et démagogique qui ne peut séduire que des têtes sans cervelle. Face à cette hérésie politique, un(e) nationaliste sans idée économique mais emporté par la rage rêve de détruire tout ce qui peut s'apparenter à la différence. Ce chaos annoncé ne perturbe pas le citoyen qui se fait dorer la pilule sur les plages de l'atlantique, regarde avec attentisme cette mer qui ne cesse d'avancer, ce vent qui pousse les dunes vers la terre intérieure et menace les habitations.

Ce beau pays réputé pour sa qualité de vie et équipé d'infrastructures touristiques remarquables offre un panel culturel diversifié, et attire les anglais, entre autres, désireux de s'intégrer en s'efforçant de parler la langue de Molière et soucieux de se faire pardonner l'abandon de l'Europe, et commencent à installer des micro-colonies pacifiques et amicales.

Le péril français est-il en marche, l'avenir le dira ?