La vie professionnelle m’a réservé l’honneur d’assumer des responsabilités à des niveaux différents, dans des contextes variés et contrariés. Ces expériences furent ressenties favorablement, mais celle que me procure ma nouvelle vie de retraité, matérialisée par le privilège d'animer la rédaction du média libre « Le RetraiTé Libre » et d’encadrer une équipe de journalistes et de chroniqueurs, tous aussi brillants les uns que les autres, demeure, sans conteste, un défi colossal à relever.

La ligne éditoriale veillera à conserver cet esprit de liberté, sans lequel la véritable information ne peut être diffusée. Le voile de la tristesse, de la miséricorde et de la dramaturgie n’entachera pas ces nouvelles, ces tares des sociétés modernes qui polluent usuellement trop de rédactions, avides de réveiller dans les cœurs les étincelles de la stupéfaction. L’actualité sera abordée avec simplicité, accompagnée par le sentiment de l’amusement, sans dénaturer le fond du sujet traité.

La volonté inébranlable de promouvoir la culture et, plus spécifiquement, la littérature reste une orientation partagée par l’ensemble de l’organisation apolitique. La rédaction recevra des écrivains qui commenteront leurs œuvres. Le premier de ces auteurs est Arthur Firien, venu tardivement à l’écriture de romans, dont le livre « Le chemin vers la liberté » s’affiche à la une de notre site. L’auteur a choisi pour nom un bel oxymore : « Arthur Firien », qui s’adresse aux esprits fins pour déceler la contradiction sémantique.

Certaines créations de textes datent de quelques années, particulièrement celles de la poésie libre et déréglée, et peuvent exprimer occasionnellement des idées plus ou moins agitées en fonction des périodes traversées par les auteurs.

Des projets seront réalisés afin d’animer la vie de ce site.

La première pierre étant posée, il reste à continuer le chantier dans un esprit d’humilité, de sincérité, de liberté et d’amitié.

La retraite

Le conditionnement impose ses préceptes dès l’enfance, et vous inculque le devoir du travail, élément symbolique intégré dans le rouage de fonctionnement d’une société hiérarchisée par un lien d’asservissement immortalisé par la relation « dominant-dominé ». Cet assujettissement aveugle l’esprit soumis à un ramollissement latent et mobilise la pensée pour se convaincre que vouloir vivre autrement excite l’imagination utopique. L’hypothèse de vivre librement en vaquant à ses prédispositions naturelles, qui contribuerait au développement de l’émancipation de l’individu, relève d’une chimère, telle une plume balayée par le souffle du vent, qui surferait sur l’azur étincelant qu’on ne reverra jamais.

La période retraitée adopte le jugement d’une vie consacrée au monde du travail. L’acquittement de son labeur, qui ne cesse de s’éterniser, se distingue comme le composant majeur qui intègre tout homme dans la société. Il ne peut dissimuler la contrainte qui s’abattrait telle une épée de Damoclès sur la tête du serviteur, qui l’oblige à respecter les clauses de son contrat de travail, qui établit une relation de subordination entre l’employeur et son esclave moderne.

Cette dernière phase empreinte d’oisiveté, succédant à une vie laborieuse, la retraite, permet de savourer réellement sur le plan individuel la quiétude que procure la liberté, et s’offrir sans retenue la jouissance d’une autre vie. Dans ce sens et en cohérence avec l’exposé précédent, la promulgation de la loi qui repousse l’âge de départ à la retraite à 64 ans, par le simple constat mathématique, elle réduit mécaniquement la durée de liberté de tout citoyen qui aura le privilège de pouvoir faire valoir ses droits de départ à la retraite à cet âge. Cet amalgame législatif antisocial mérite l’appellation : « crime contre la liberté ».

Des fins de carrière dévoileront des regards émaciés, soucieux et désespérés, et ces travailleurs épuisés afficheront des allures austères. L’air avachi, la graisse malsaine, les épaules voûtées, les traits tirés, les yeux cernés, et la démarche pesante — révélatrice de l’usure du corps — parleront d’eux-mêmes.

La synthèse

Ce site transporte le visiteur dans un univers loufoque empreint de naïveté, d’amusement, de curiosité, d’insouciance, de cynisme, de satire, de l’alchimie de la dérision, de l'autodérision qui offre une alternative au désespoir et à la mélancolie, de vérité, de drôlerie, et de liberté, au service de la communication et à l’image du personnage : une excentricité spirituelle, et à l’image de la vie : une mauvaise blague !

Le visiteur se décrispe, décompresse, s’extasie à naviguer dans cet espace virtuel, que les plis de ses lèvres se contractent pour former ce sourire narquois si agréable à contempler, qui réjouira l’architecte de ce site.