Ce petit poème évoque avec émotion la mémoire de l’ami Rémi, pour ne pas l’oublier, et revivre une soirée où l’on aurait pu dire : « Les poireaux, allez-vous coucher, et les survivants raconteront cette tragédie furieuse ». Le style se caractérise par un réalisme saisissant et cru, corrélé au souvenir vivace, tel que peut être la vie par instants.

« Certes, le virolo faisait dans le vicelard, il donnait dans le cumul ; en plus d’une longue courbe légèrement en dévers, ce petit rigolo se payait le luxe d’être aussi un viaduc. »
- Ptiluc <Les Mémoires d’un motard>

On te souhaite une bonne et heureuse année Rémi
En souvenir d’une sacrée soirée
Une fameuse virée à poignée dans le coin
Qui nous porte le regard vers le lointain
Qui nous fait jouer au rigolo
À lancer les chevaux au grand galop
Dans ce tunnel à défier la mort
L’existence poursuivie par le remords
À se désespérer de chahuter le destin
Suivre son inclination secrète à jouer au malin
En essorant la poignée comme un barjo
Dans cet ultime rodéo
Sans discerner le dernier virolo
Qui catapulte les fadas vers le dernier muret
Pour recevoir la dernière tête au carré