De son extrême grandeur, il se prenait pour l’impétueux génie
Pour semer la terreur, il extirpait son ouistiti
L’animal en question, mis en orbite
Grâce à la subtile potion, l’affidé frappait vite
À la moindre urgence, on lâchait le volatile
Pour prédire la sentence, en cas d’attitude volubile
Le vaurien véhément gardait ses distances
Avec les fils de rien, il agissait avec constance
Fidèle à l’élitisme, il préférait les gens bien nés
Il œuvrait avec un rare machiavélisme, pour rejoindre ses aînés
Il s’entourait de serviteurs, en exigeant d’eux une seule chose
Qu’ils simulent les bêtes de labeur, des temps moroses
Ébranlé par le monde de l’argent, il en avait oublié les êtres humains
Pour ne s’attarder que sur le présent, sans envisager les lendemains
Adepte du foie gras, le champagne pétillait
Dès que naissaient les profils bas, pour reconstituer le monde parfait
Dévoré par une incommensurable ambition, il jubilait de toute sa connaissance
Pour dévorer le moindre couillon, qui ne le servait pas selon sa convenance
Il agissait sans pudeur, en maltraitant ses chiots
Pissant la sueur, au banc des pianos
Il visait l’horizon lointain, où flotte la planète des dominants
De son sourire malin, exhibé par les présentateurs de télé
Il donnait l’image d’un saint, qui commettait des péchés
