De son air stérile et macabre
Il s’était dévoué pour les nantis
Mais les ateliers devinrent de marbre
Et il dut côtoyer les sans-abri
Qu’il avait si durement martyrisé !
Du temps béni
Quand c’est lui qui lançait les dés
Pour emballer la machine à profit
On lui suggéra de choisir un élu
Pour la séance des remerciements
Il ingurgita les paramètres sous des airs bourrus
Dans la machine à traitements
Ce fut lui le grand gagnant
Il cria au scandale
Qu’il n’avait jamais fait de mal !
Qu’il n’était pas un manant !
Qu’il avait encore de la pogne !
Il implora le pardon
Car il pouvait manager une équipe sans vergogne
Mais il ne suscitait plus d’émotions
