L’écriture terminée du roman, je procédais à la relecture, et cette attention portée à l’œuvre littéraire me combla tant, que je décidais de lancer la publication du livre. Le 4 décembre 2023, je commandais 4 romans à la maison d’édition « Thebooksedition.com ». Les relectures justifiaient cet empressement, car le style employé ne m'effarouchait pas, et je considérais qu’une correction efficace ne semblait pas utile. L’utilisation de correcteurs en ligne gratuits pour analyser la qualité du roman révéla des erreurs et me sensibilisa que ce livre n’offrait guère de prétention en matière littéraire. Je retirais le livre de la vente, et je me réjouissais qu’aucun lecteur n’ait acheté ce roman, car le risque devenait immense que ma carrière littéraire aurait pris fin avant même de commencer. La crédulité et la naïveté m’avaient poussé à croire qu’un écrivain peut occulter les phases de correction et de relecture. Les relectures initiales produisent un effet trompeur, car l’écriture reflète la pensée, et la satisfaction envahit l’esprit quand on relit ses propres écrits.
J’utilisais des correcteurs en ligne gratuits, qui me révélaient mon incompétence en écriture, sans acquérir les versions premium payantes. Cette retenue prouvait que je doutais encore que le roman méritât une correction, mais trouvait une explication, car je n’étais pas convaincu de vendre le livre en grande quantité, et hésitait à la dépense. Ressentir la crainte que le projet devienne une perte financière engageait ce raisonnement hasardeux, mais cette attitude frileuse néglige les conséquences qu’un livre de médiocre qualité ne vend pas.
L’idée de correction traçait son chemin, et je choisis d’emprunter la voie numérique et de contacter des correcteurs professionnels. Une quantité astronomique de spécialistes de la correction se dévoilent sur la toile internet ; cette abondance se révèle compréhensible, car 60 000 publications littéraires par an étalent une masse financière qui attire les acteurs de l’édition. Une correctrice me répondit, soulignait quelques difficultés pour comprendre le sens de quelques phrases. Elle me proposait de réécrire la biographie, après avoir réalisé des entretiens et me signala qu’elle utilisait un correcteur professionnel. Une autre correctrice, m’envoya un rapport de l’analyse de la correction du livre, établi par le correcteur Antidote, qui révélait 5 000 erreurs. Elle m’indiquait que la tâche de correction nécessitait 100 heures de travail, pour un tarif de quelques milliers d’euros. La synthèse rendait compte que les correcteurs (tout au moins ces deux personnes) utilisaient un correcteur professionnel. Je me hâtais d’acheter le correcteur Antidote version 11 et je réalisais le meilleur achat possible.
J’entrepris la correction du roman avec l’aide d’Antidote, une phase ardue, épuisante, qui dura 4 mois. Ce logiciel me montra sa supériorité indéniable en grammaire, que je ne contestai pas, et je corrigeais toutes les nombreuses erreurs qu’il affichait : voix passive, les formes impersonnelles, les ruptures, les synonymes, les tournures, les phases trop longues, les propositions adverbiales, le vocabulaire, etc.
La relecture représentait la dernière opération à exécuter, qui me permettait de vérifier la pertinence d’avoir choisi le correcteur Antidote, et sa performance quant à apporter de la qualité à un texte. Une personne expérimentée et compétente dans ce domaine relut le livre, et à ma grande surprise me proposa quelques corrections orthographiques, sans souligner le manquement au respect des règles de grammaire. Ce peu d’erreurs constatées révélait l’intérêt d’utiliser ce logiciel de correction.
En octobre 2024, je procédais à une nouvelle publication du roman, dans une version édulcorée afin d’éviter des tracas produits par des considérations de diffamation ou autres. Cette expérience littéraire m’a enseigné que le monde de l’écriture répond à une structure binaire : les gougnafiers qui écrivent et les écrivains qui écrivent bien ! Je préfère demeurer dans l’ignorance et ne pas savoir à quel monde j’appartiens !
