Après la relecture personnelle, le résultat se limite à ses capacités et à ses connaissances en linguistique ; la contribution d’une personne qualifiée offre l’avantage non seulement de corriger le manuscrit en matière d’erreurs et de scories, pouvant contrarier le lecteur, mais propose un regard extérieur, utile à l’auteur.

Ensuite, la phase de l’édition du livre présente une expérience hasardeuse quand on est un auteur profane dans le domaine de l’écriture. Trois solutions existent :

  • L’édition : difficilement accessible quand on est un écrivain débutant ; l’avantage consenti par la maison qui a retenu votre livre, parmi les nombreux documents qu’elle a reçus, prend en charge toutes les opérations nécessaires pour la publication. La perte de vos droits d’auteur représente un inconvénient majeur, la lecture et la compréhension du contrat peuvent sembler fastidieuses. Le manque de transparence sur le fonctionnement peut révéler des risques à terme, en effet, votre livre peut ne pas être poussé afin de le rendre visible qui déclencherait des commandes. Et, vous vous retrouvez dans une position inconfortable de blocage, dans la mesure où vous ne pouvez plus proposer votre roman à d’autres éditeurs ou plates-formes d’édition. La prudence exige l’écoute de conseils quand on choisit cette voie, et la réflexion s'impose avant de se lancer tête baissée.
  • La co-édition : une solution à mi-chemin entre l’édition et l’auto-édition, qui se rapproche de l’édition classique, en proposant tous les services pour réaliser la publication, à la différence que vous supportez les frais qui en découlent. Dans ma situation personnelle, j’ai reçu 3 réponses positives, rapidement, avec relances, alors que le document transmis souffrait d'une qualité médiocre, et comportait des phrases trop longues, des contresens et d’autres erreurs. Après consultation de sites qui abordaient le thème de la co-édition, le constat établissait qu'une seule personne dirigeait ces trois sociétés, et le logo identique qui décrivait les plates-formes de distribution semblait confirmer cette vérification. En résumé, le contrat proposé stipulait que vous deviez signer un chèque de 2500 €, pour un prix du livre qui variait de 15 € à 25 €. Concrètement, le livre peut être imprimé à 300 exemplaires, mais la commercialisation du livre n’est pas assurée, et il demeure de rester vigilant par rapport à ce type d’édition.
  • L’auto-édition : des sociétés accueillent des auteurs, proposent des services, et accompagnent l’écrivain pour réaliser son projet, en l’aidant quand il rencontre des difficultés. Les contraintes exposées vous obligeront à vous familiariser, avec les termes : ISBN, dépôt légal, BNF, microentreprise BNC ou BIC, statut d’artiste, etc. Ce type d'édition demande un investissement personnel, mais vous n’êtes pas seul, et vous bénéficiez d'une aide constante. L’avantage immense réside dans l'affranchissement de l'aspect contractuel et de toutes ces entourloupes invisibles pour un profane, et que vous êtes libre de publier votre livre sur d’autres réseaux de distribution.

J’ai choisi l’auto-édition, et la société Thebooksedition.com, qui proposait une solution simple et des conseils avisés, me garantissait une liberté pour la publication du livre. Sachant que mon ambition de vente restait modeste, et que j’avançais dans une activité inconnue, mais intéressante et qui dynamisait une vie de retraité trop paisible.

Notre société souffre de corruption active et le monde de l’édition n’échappe pas à cette malfaisance latente. L'intention sincère évite de noircir un tableau qui ne le mérite pas, mais quelques témoignages d’auteurs narrent les difficultés pour le paiement et les relances à réaliser, les coûts de stockage facturés injustement, etc. La réflexion s’impose avant de se déterminer sur un mode d’édition.

L’inexpérience en matière d’édition du livre a révélé ses effets de surprises suivis de conséquences dans le processus de publication. Dans un premier temps, le livre comptait à peu près 240 pages dans le format A4. Je pensais naïvement que la version imprimée compterait ce nombre de pages, car je doutais de mes capacités littéraires pour produire un volume imposant. À l’étape de choisir un format du livre, la préférence se portait vers un format A5 (14,8 x21 cm) ; je fus surpris de constater que le roman contenait 540 pages, et ce volume épais inférait un coût de fabrication à l’unité non négligeable et un prix de vente proportionné à celui-ci. Je souhaitais vendre le livre à un prix modeste pour faciliter l’intérêt et l’achat. Dans un sens, c’est un mal pour un bien, dans la mesure où l’écriture se déroulait sans contraintes.